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IAM - Demain, C'est LoinAdded at 2007-07-22 11:39:08Hits this week: 0 L'encre coule, le sang se rÚpand La feuille buvard absorbe l'Úmotion, sac d'image dans ma mÚmoire Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que Je vois Des mecs coulÚs par le dÚsespoir qui partent Ó la dÚrive Des mecs qui pour 20.000 de shit se dÚchirent Je parle du quotidien, Úcoute bien mes phrases font pas rire Rire, sourire, certains l'ont perdu je pense Ó Momo Qui m'a dit Ó plus jamais, je ne l'ai revu Tenter le diable pour sortir de la galÞre, t'as gagnÚ frÞre Mais c'est toujours la misÞre pour ce qui pousse derriÞre Pousse pousser au milieu d'un champs de bÚton Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds La pauvretÚ, þa fait gamberger en deux temps trois mouvements On coupe, on compresse, on dÚcoupe, on emballe, on vend A tour de bras, on fait rentrer l'argent du crack Ouais, c'est þa la vie, et parle pas de RMI ici ici ici Ici, le rÛve des jeunes c'est la Golf GTI, survet' Tachini Tomber les femmes Ó l'aise comme many Sur Scarface, je suis comme tout le monde je dÚlire bien Dieu merci, j'ai grandis, je suis plus malin, lui il crÞve Ó la fin La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains Et on tient jusqu'Ó demain, aprÞs on verra bien On marche dans l'ombre du malin du soir au matin Tapis dans un coin, couteau Ó la main, bandit de grand chemin Chemin, chemin, y'en a pas deux pour Ûtre un dieu Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, I'envieux en veut Une route pour y entrer deux pour s'en sortir, 3/4 cuir RÚussir, s'Úvanouir, devenir un souvenir Souvenir Ûtre si jeune, avoir plein le rÚpertoire Des gars rayÚs de la carte qu'on efface comme un tableau tchac! c'est le noir Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des miroirs Vont dans le mÛme sens, veulent s'en mettre plein les tiroirs Tiroir, on y passe notre vie, on y finit avant de conna¯tre l'enfer Sur terre, on construit son paradis Fiction, dÚsillusion trop forte, sors le chichon La rÚalitÚ tape trop dur, besoin d'Úvasion Evasion, Úvasion, effort d'imagination, ici tout est gris Les murs, les esprits, les rats la nuit On veut s'Úchapper de la prison, une aiguille passe, on passe Ó l'action Fausse diversion, un jour tu pÞtes les plombs Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle D'autres se les envoient pour une poigne de biftons, guerre fraternelle Les armes poussent comme la mauvaise herbe L'image du gangster se propage comme la gangrÞne sÞme ses graines Graines, graines, graine de dÚlinquant qu'espÞriez-vous? Tous jeunes On leur apprend que rien ne fait un homme Ó part les francs Du franc tireur discret au groupe organisÚ, la racine devient champs Trop grand, impossible a arrÛter ArrÛtÚ, poisseux au dÚpart, chanceux Ó la sortie On prend trois mois, le bruit court, la rÚputation grandit Les barreaux font plus peur, c'est la routine, vulgaire Úpine Fine esquisse Ó l'encre de Chine, figurine qui parfois s'anime S'anime, animÚ d'une furieuse envie de monnaie Le noir tombe, qu'importe le temps qu'il fait, on jette les dÚs, faut flamber Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers en plus Ãa aidera, personne demandera d'o¨ ils sont tombÚs Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin De toute faþon dans les deux cas, on s'en sort bien Vivre comme un chien ou un prince, y'a pas photo On fait un choix, fait griller le gigot, briller les joyaux Joyaux, un rÛve, plein les poches mais la cible est loin, la flÞche Ricoche, le diable rajoute une encoche trop moche les mecs cochent Leur propre case, dÚcochent pour du cash, j'entends les cloches, les coups de pioche Creuser un trou, c'est trop fastoche Fastoche, facile le blouson du bourgeois docile des mÛmes la hantise Et porcelaine dans le pare-brise Tchac! rasoir sur le sac Ó main, par ici les talbins Ãa c'est toute la journÚe, lendemain, aprÞs lendemain Lendemain? C'est pas le problÞme, on vit au jour le jour On n'a pas le temps ou on perd de l'argent, les autres le prennent Demain, c'est loin, on n'est pas pressÚ, au fur et Ó mesure On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur Futur, le futur ne changera pas grand-chose, les gÚnÚrations prochaines Seront pires que nous, leur vie sera plus morose Notre avenir, c'est la minute d'aprÞs le but, anticiper PrÚvenir avant de se faire clouer Clouer, clouer sur un banc rien d'autre Ó faire, on boit de la biÞre On siffle les gaziÞres qui n'ont pas de frÞre Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches On est lÓ, jamais on s'en sortira, Satan nous tient avec sa fourche Fourche, enfourcher les risques seconde aprÞs seconde Chaque occasion est une pierre de plus ajoutÚe Ó nos frondes Contre leurs lasers, certains dÚsespÞrent, beaucoup touchent terre Les obstinÚs refusent le combat suicidaire Cidaire, sidÚrÚs, les dieux regardent, l'humain se diriger vers le mauvais C¶tÚ de l'ÚternitÚ d'un pas dÚcidÚ PrÚfÞranr r¶der en bas en haut, on va s'emmerder Y'a qu'ici que les anges vendent la fumÚe FumÚe, encore une bouffÚe, le voile est tombÚ La tÛte sur l'oreiller, la merde un instant estompÚe Par la fenÛtre, un cri fait son entrÚe, un homme se fait braquer Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menottÚ MenottÚ, pieds et poings liÚs par la fatalitÚ Prisonnier du donjon, le destin est le ge¶lier Le teurf l'arÞne on a grandit avec les jeux Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut Dans les constructions ÚlevÚes IncomprÚhension, bandes de gosses soi-disant mal ÚlevÚs Frictions, excitation, patrouilles de civils Trouille inutile, lÚgendes et mythes dÚbiles Haschich au kilo, poÞtes armÚs de stylo RÚserves de crÚativitÚ, hangars, silos Ãa file au Bloc 20, pack de Heineken dans les mains Oublier en tirant sur un gros joint Princesses d'Afrique, fille mÞre, plastique Plein de colle, raclo Ó la masse lunatique Economie parallÞle, Úquipe dure comme un roc Petits Don qui contr¶lent grave leurs spots On pÞte la Veuve Cliquot, parquÚs comme Ó Mexico Horizons cimentÚs, pickpockets, toxicos Personnes honnÛtes ignorÚes, superflics, Zorros Politiciens et journalistes en visite au zoo Musulmans respectueux, pÞres de famille humbles Baffles qui blastent la musique de la jungle EntrÚes dÚvastÚes, carcasses de tires ÚclatÚes NuÚe de gosses qui viennent gratter LumiÞres oranges qui s'allument, cheminÚes qui fument Parties de foot improvisÚes sur le bitume Golf, VR6, pneus qui crissent Silence brisÚ par les sirÞnes de police Polos Faþonnable, survÛtements minables MÞres au traits de caractÞre admirables Chichon bidon, histoires de prison Stupides divisions, amas de tisons ClichÚs d'Orient, cuisine au piment Jolis noms d'arbres pour des bÔtiments dans la forÛt de ciment DÚsert du midi, soleil Úcrasant Vie la nuit, pendant le mois de Rhamadhan Pas de distraction, se crÚer un peu d'action Jeu de dÚs, de contrÚe, paris d'argent, mÚchante attraction Rires ininterrompus, arrestations impromptues Maires d'arrondissement corrompus Marcher sur les seringues usagÚes, rÛver de voyager Autoradios en affaire, lot de cha¯nes arrachÚes Bougre sans retour, psychopathe sans pitiÚ Meilleurs liens d'amitiÚ qu'un type puisse trouver GÚnies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues Nouvelles blagues, terribles techniques de drague IndividualitÚs qui craquent parce que stressÚes Personne ne bouge, personne ne sera blessÚ Vapeur d'Úther, d'eau Úcarlate, d'alcool Fourgon de la Brink's matÚ comme le pactole C'est pas dr¶le, le chien mord enfermÚ dans la cage Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxiÞme Útage Dealer du hashich, c'est sage si tu veux sortir la femme Si tu plonges, la ferme, y'a pas de drame Mais l'Úcole est pas loin, les ennuis non plus Ãa commence par des tapes au cul, þa finit par des gardes Ó vue Regarde la rue, ce qui change? Y'a que les saisons Tu baves du bÚton, crache du bÚton, chie du bÚton Te bats pour du laiton,mais est-ce que þa rapporte Regrette pas les biftons quand la BAC frappe Ó la porte Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles C'est pas Manille OK, mais les cigarettes se torpillent Coupable innocent, þa parle cash, de pour cent Oeil pour oeil, bouche pour dent, c'est stressant TrÞs t¶t, c'est dÚjÓ la famille dehors, la bande Ó Kader Va niquer ta mÞre, la merde au cul, ils parlent dÚjÓ de travers Pas facile de parler d'amour, travail Ó l'usine Les belles gazelles se brisent l'Úchine dans les cuisines Les Úlus ressassent rÚnovation þa rassure Mais c'est toujours la mÛme merde, derriÞre la derniÞre couche De peinture, feu les rÛves gisent enterrÚs dans la cour A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur Mater les photos, majeur aujourd'hui, poto Pas mal d'amis se sont dÚjÓ tuÚs en moto Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c'est un loto Pour ce, je dÚdie mes textes en qualitÚ d'ex-voto, mec Ici t'es jugÚ Ó la rÚputation forte Manque-toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte C'est le tarif minimum et gaffe Ceux qui pÞsent transforment le secteur en oppidum GelÚ, l'ambiance s'Úlectrise, y'a plein de places assises BÚton figÚ fait office de froide banquise Les gosses veulent sortir, les "non" tombent comme des massues Les artistes de mon cul, pompent les subventions des SU Tant d'Únergie perdue pour des prÚjugÚs indus Les dÚcideurs financiers plein de merde dans la vue En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent Les pierres partent, les caisses volÚes dÚrapent C'est le bordel au LycÚe, dans les couloirs on ouvre les extincteurs Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs Le dos Ó un oeil car les eaux sont truffÚes d'Úcueils Recueille le blÚ, on joue aux dÚs dans un sombre cercueil C'est trop, les potos chient sur le profil RomÚo Un tchoc de popo, faire les fils et un bon rodÚo La vie est dure, si on veut du rÛve lls mettent du pneu dans le shit et te vendent þa Ramsellef Tu me diras "þa va, c'est pas trop" Mais pour du tcherno, un hamidou quand on n'a rien, c'est chaud Je sais de quoi je parle, moi, le batard J'ai du fÛter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar Le spot bout ce soir qui est le King D'entrÚe, les murs sont rÚservÚs comme des places de parKing Mais qui peut comprendre la mÞne pleine Qu'un type a bout frappe sec poussÚ par la haine Et qu'on ne nait pas programmÚ pour faire un foin Je pense pas Ó demain, parce que demain c'est loin |